Les Origines du Royaume Kôngo (Iª Parte)
Patrício Batsîkama
I. Les Origines Selon la Tradition orale
Selon les diverses versions de la Tradition Orale ancestrale, le point d’origine du Royaume Kôngo paraît une confusion. Elles reconnaissent néanmoins que “Nsûndi tufila ntu, Mbâmba tulâmbudila malu” ou “Ntu kuna ntându, malu mu mayânda ma nzâdi”, ou encore, “Mpânzu ku ntu, Kyângala kunnima”.
Ces citations constamment repetées par les depositaires de Tradition – bien qu’au prime abord cela semble confuse dans le langage courrant – indiquent le mouvement-modèle selon lequel les anciens (lesqueles ceux qui le font connaître ne sont que descendants) auraient suivi durant leurs différentes migrations. Duarte Lopes, Bernardo da Gallo, Lorenzo da Lucca, Antonio Cavazzi, etc. eûrent simplement reproduit ces répertoires.
Conforme à la carte géographique de l’ancien royaume Kôngo, établie et commentée par plusieurs auteurs, Nsûndi se trouve au Nord et Mbâmba se localise au Sud (et Mpêmba au centre). La littérature anthropologique indique d’autres varaintes de Nsûndi : Mpûmbu, Mpânzu, etc. Quant au Mbâmba, ses équivalences sont Kyângala, Mayânda, etc. (Cfr. Cuvelier J. 1972: 8,24,39,57; Munck J. 1953: 27).
Voici le valeur de la trame semantique de cette phrase de ces phrases :
Nsûndi (Laman K.E. 1936 : voir les verbes)
sûnda: s’établir, s’installer, résider;
sûnda: terminer, cesser, prendre fin;
sûnda: surpasser, depasser; être préferable, supérieur à, mellieur à; être le prémier, être sur la prémière ligne pendant le concours, la course; traverser une rivière en nageant ou fluttuant, fluttuer.
Ntându – Nord:
tânda: fluttuer, nager, passer en nageant ou aller ça et là, marcher;
tânda: qui est grand;
tândaba: aller ça et là, dans un lieu certain, dans un pays;
tândula: agrandir, élargir, tirer en élastique, augmenter, entourer le pays, etc.
Mbâmba:
bâmba: coler, fixer par le ciment, retenir avec ses doigts, fermer, coincer ;
bâmbakana: s’associer, se mélanger (dans un travail); tranquilizer (amitié);
bâmbakasa, enrichi par bambakana: se separer, se dissocier, aller chacun à son chemin.
YÂNDA:
(ma)yânda: commencement, origine, début, príncipe, raison, cause, fondement;
yânduka: (yândula), sentir la chaleur, grand chaleur; se chauffer e couller comme la beurre (sous le soleil);
yândula: repandre, propager, divulguer; etc.
KYÂNGALA:
ky-ângala: sueur, transpiration chaleur, atmosphère suffocant;
yângala: ce qui est grand;
yânga(la)kana: (n’existe pas dans le dictionnaire de Laman): s’étendere, se reprendre comme une plante rampante. Synonyme de yânza(la)kana, que note Laman): s’étendre comme une plante rampante, variante de yânzama.
yângama: verbe d’état de yângika: fluttuer sur (une surface liquide); visible, être élevé, gigantesque, etc.
yângama: s’élonger.
Ces approches linguistiques – tenant compte de la forme selon laquelle les termes se positionnent et se relationnent grammaticalement et phraséologiquement – nous font croire que le monde chez les Kôngo parraît commencer au Sud. Tel se lit d’ailleurs dans leur pensée
[1]. Le terme Mbâmba substituirait le Sud après que la structure territoriale ait été établie. Au fait, dans la cosmogonie Kôngo, Ma(yânda) signifie «Sud» mais aussi l’origine, la cause, le fondement, etc. Et comme l’indique la trame semantique exposée, les Kôngo paraissent croire que ce serait là où le pays commença, au pays du climat chaud (yânduka, Kyângala). Autrement une origine abstraite appelée
mayânda gagna substance désignée Mbâmba. Signalons aussi que les Traditions recueillies par Bernardo da Gallo, Jerôme de Montesarchio dans les siècles XVII et XVIII, et par Jean Cuvelier, Joseph De Munck, etc. au siècle passé (XX), relatent de manière quase unanime que la prémière capital établie se trouvait dans le NZÂNZA NKATU (Cuvelier J 1972 : 12,17,21,33,37,38). Un autre terme abstrait equivalant semantique de mayânda.
Cette expression (Nzânza nkatu) se traduit littérallement «PAS DE MONDE». Les traducteurs de la Bible utilisent un terme voisin qui est «Nsi’a Nkatu»
[2] ou Nzâ(nza) Nkâtu dans les éditions postérieures à de 1983 Ces tournures signifient «DESERT». Et vu que le Continent Africain en compte deux, nous optons le Kalahari qui est au Sud, ou comme l’on dira en Kikôngo «kuna Mayânda».
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Parlant de la toponymie de cette région, certains auteurs signalent le toponyme de MBÂNGALA (Delachaux Th 1936 : 8-9), exactement dans la partie meridionale d’Angola. Et pourtant, chez les Kôngo, le mot «mbângala» designe l’époque de grandes chaleurs marquée par la manque de pluies (Août-Septembre).
Aussi, l’expression kuna mbângala se traduit pour «il ya très longtemps». Il semble que le mot mbângala guarde encore des nostalgies de son vieux sens. Raison pour laquelle, les auteurs tels comme Jean Cuvelier, Joseph De Munck, Jean Van Wing, Raphael Batsîkama affirment que Kôngo-dya-Mbângala ait été le pays d’origine de toute la société Kôngo. Mais où ce pays se localiserait-il concretement ?
Selon les elements de la langue analysés, cette origine paraît au Kalahari inférieur, où nous rencontrons une région appelée MBÂNGALA par les anciens ethnographes (Delachaux, De Pedrals par exemple). Au jour d’aujourd’hui, cette région est peuplée par les Ovimbundu, Côkwe, Nyâneka-Nkûmbi. Quand bien mêmes isolés, les mots parlent une fois qu’ils sont bien diagnostiqués
[3] :
mbângala quoiqu’il soit pris ici pour mot ou toponyme ou encore une réalité climatique indique ce qui pourrait être l’«origine prémière» de ce peuple de l’ancien royaume du Kôngo.
D’autres termes, Mbâmba spécifiquement, font croire en sus que Mbângala – qui est au Sud, dans le pays de grandes chaleurs – serait le premier foyer où le pays aurait été formé, et plutard devint la cause d’une extention qui semble avoir resulté le royaume Kôngo plus tard.
En d’autres mots, Nsûndi ou Ntându selon les racines enumérés, (sûnda: s’établir, s’installer, terminer; tândaba: aller ça et là, …) demontrent une séquence et en même temps conclusion para rapport à Mbâmba ou Mayânda.
Denise Paulme en se basant sur les transformations des langues dites bantu écrit : Les traditions indigènes sont confuses, et indiquent dans l’entretemps que le royaume du Kôngo fut fondé par les mêmes familles qui peuplent depuis Setté Cama jusqu’au Haut-Zambèze (Paulme D 1961 :54)
II: Afinités entre Kôngo-Côkwe,
II.1. Pays des Origines.
Côkwe et Lùnda pensent qu’ils auraient cohabité ensemble dans les origines à IKO ou KOLA (Matadiwamba 1988 : 4, 6, 7,...). Le terme IKO signifie «lareira» en portugais selon le dictionnaire de Albino Alves. Dans leur Dicionário Umbundu-Portugues, Guernnec et Valente traduisent le mot IKO ou KOLA pour «feu», «feu du foyer», «foyer».
Au demeurant, IKO n’est pas le seul terme. Les Côkwe mentionnent aussi «Lûndu nyi Sênga» (Lima M 1966 : 116). L’expression
otjilûndu signifie em Côkwe (Umbûndu aussi) «aldeia abandonada há muito tempo»
[4];
ulûndu (Côkwe et Umbûndu): montagne où l’on y va chercher le bois sec et où l’on le brule ; lieu (montagne) où l’on fabrique la braise ;
okalûndu : cimitière, demeure des Aiuex, sinonyme de «kêma» : être carbonnisé ou peindre en noir en utilisant le méthode de bruler.
II.2. Localisation de ce pays.
Marie-Louise Bastin d’un côté et Mesquita Lima de l’autre affirment que les Côkwe auraient venus de Tanganyika, à l’Est, en accord avec une version populire. Cet Est se dirait «ngângela», tel le chantent les Côkwe eux-mêmes : “ku Ngângela tangwa cicamene… Ku Luanda cangoloshi” (Bastin M-L s/d: 272-3). La traduction libre est la suivante: «À Ngangela naît le soleil.. À Luanda il va se coucher».
Bastin et Lima sont des lettrés et ont certainement passé par le banc d’école où nous apprenos tous que «le soleil se lève à l’Est pour aller se coucher à l’Ouest». Pour cette raison, ils traduisent «ngângela» pour l’Est. Dans ce cas, Luanda devrait aussi signifier l’Ouest, ce qui n’est pourtant pas cas : point cardinal contre un autre, une region contre une autre. Or la traduction précédente ne correspond pas à cette logique. Cela semblerait alors illogique. Serait-il néanmoins le fruit d’une traduction erronée ou la pensée Côkwe serait erronément présentée ? Analysons plutôt les termes :
NGANGELA, contient autant de sens prémiers aussi bien que ses interpretations secondaires! Mais nous n’allons que nous limiter sur le diagnostique semantique du sens prémier:
Ngângela: de N est préfixe nominal, de gànga et du suffice la qui indique l’action. Albinos Alves avec son dictionnaire «Umbûndu-Português» et Adriano Barbosa dans son «Dicionário Cokwe-Portugês» concordent que gânga ait signifié «briller, scintiller, propager le feu des yeux, être cruel». Le suffixe «la» ou mieux «hala» marque l’action. Dans ce cas, ngangela signifierait «où il fait chaud dû au soleil», soleil prenant cependant le sens originel du feu (le «signifiant» dans le langage de Ferdinand De Saussure), s’il faut tenir compte des légendes et myhtes populaires dans ces régions. En concomittance de cette logique descriptive, ngangela pourait être pris pour l’Est. Mais il existe ici comme région, tout en confinant à IKO, KÔLA, LÛNDU et MBÂNGALA car il réunit les sens de «provenance», «origine du soleil» et «climat suffocant sous le soleil», «desert».
Oú l’on pourraît localiser ce pays ?
Dans ses recherches Lamal constata que les Bantu qui se seraient formés dans le circle Zimbabwéen semblent avoir suivi naturellement la direction selon laquelle coullent les rivières. La fondation de structure sociale – tel comme le defend la théorie de sedentarisme de Cheick Anta Diop dans le cas de l’Egypte ancienne – est très remarcable aux rives ou tout près de rivières. Fr. Lamal souligne : «les grands fleuves (qui servaient de migration) coulent du Sul vers le Nord, depuis le Kalahari inferieur jusqu’aux chuttes du fleuve Tsàkàla Mumvìdia (Lamal Fr. 1965 : 6). Autrement dit, les Bantu qui fondèrent le Royaume du Kôngo auraient parti du Sud vers le Nord. L’évolution linguistique «Umbundu-Cokwe-Kimbundu-et-Kikôngo» en confirme largement.
Kalahari est desert. Or,
Ngângela où se lève le soleil est un local aride. Dans l’actuelle geographie, justement dans le Kalahari inferieur, nous trouvons des fontaines d’eau. Dans ce sens, l’«origine d’eau» (
ndjivi-
ndjivi, em Nyaneka-Nkûmbi
[5]) se confondrait naturellement avec
ngangela comme «origine du soleil». Et par conséquent, naît une correspondance relativement claire pour la compréhension de la decodification de la kyrielle «desert», «soleil», «chaleur», «région aride», «fontaine», «source», «origine», etc. car les Kôngo designent «Mbângala» le pays des origines dans le «Mayânda» (Sud-Chaleur-Origine), justement dans la région déscrite par François Lamal. Nous y reviendrons en qui concerne
ndjivi-ndjivi dans les cas de Nyaneka-Nkumbi. Et en comparant les périodes ou les caractéristiques de la saison sèche – Mbângala – une grande correspondance s’établit.
II.3. Le Prémier Roi
II.3. a) Côkwe
«Konde maudît ses enfants aussi bien que leurs descendants ; il les desherita du trône et proclama que dorénavant sa fille lui succederait. Quand il sentit la mort battre à sa porte, il confia à son frère un bracelet, symbole du pouvoir, lui recommandant de le transmettre à Lueji. Kònde a été enterré au lit du fleuve. SAKALENDE, son frère, convoque les nobles (Tubùngu) et ceux-ci ont ratifié la décision des défunts» (Heusch De L. 1972: version de Drysters).
Analysons le terme SAKALENDE. La prémière hypothèse la plus en vogue est telle que cet anthroponyme voudrait littéralement dire le PÈRE de KALENDE : SA, particule qui signifie le père de et de KA-LENDE, quelqu'un qui est lent, paresseux, du lendelela de verbe.
Selon les versions concernant cet evenement, voici ce qui, à notre humble avis, paraît une histoire du mot racontée para sa propre semantique:
Saka : du saka, agiter (choisir pour éliminer dans la vase les haricots ou autres objectos dans le panier) ; deviner, osciller, remuer le panier. L’on pourrait en vérifier dans le dictionnaire d'Adriano Barbosa sâkula (dérivé du sâka) signifie choisir, selectionner, mettre de côté, excluire, éliminer ; ou encore sâkalwila (du sâka): traiter medecinalement. Et comme l’on pourait le voir il semble ici une question de NGÂNGA ou de prêtre, ou quelqu'un qui appartient à la classe de Prêtres.
Lende : nuage, confusion, perturbation. Adriano Barbosa écrit dans son dictionnaire que lende signifie «être lent», «sans activité», «être doué de lenteur». L'auteur indique de surplus que c'est une vieille forme peu utilisée. A cet avis, certaines formes verbales le confirment : 1) lendila : être ou rester longtemps sans rien faire; se couvrir des nuages ; 2) lendelela : soumettre, être soumis. Ce terme est une «vielle forme et peu utilisée» parce que se refèrerait (quase exclusivement ?) à Rueji autrement appelée lende puisqu'elle était bien avant proclamée «successeur». Nonobstant, elle restait encore lente, depouvue d’activités, sans travail. Cela se dit dans le langage sacralogique Bantu «elle a été couverte des nuages». Nuage étant une parfaite comparation bantu de poussière. Et par conséquent, pour se debarassr de cet état, l'intervention de SAKA LENDE était sine qua non, tel comme l’atteste le sens littéral du nom (ce prêtre est aussi spécialiste en la médecine traditionnelle, car «il agite le lent», etc.). D’ailleurs, comme la plupart de versions le soutient, sans le sacrement et/ou intervention de Nsaka de Lende, Rueji ne saurait régner.
II.3. b) Kôngo
«Il y a eu une grande confusion dans la Court et Nsâku Ne Vûnda résolut la situation de en proclama la loi suivante : «qui prévoit se candidater au trône, doit dorénavant être beni (baptisé) par le Prêtre Nsâku Ne Vûnda, geste sans lequel, aucune légitimité lui sera reconnue», ainsi nous traduisons une version de Tradition recueillie par Monseigneur Jean Cuvelier (Cuvelier J 1972 : 81).
«Dans la localité de Mbânza-Kôngo la tradition signale l'existence d'une autorité de caractère religieux, possédant des pouvoirs magiques et quiconque pretendrait le trône doit obligatoirement acquérir sa bénédiction et son appui sans lequel aucun pouvoir ne sera reconnu. Sans son consentement, nul roi ne poura régner». (Santos Ed. 1965 : 34).
Passons à la comparaison : SÂKA signifie ainsi comme Nsâku, celui qui consacre, celui qui administre le sacrement à quelqu'un, celui qui bénit. Ce Nsâku du Kôngo, tel comme nous lisons plus haut, possedait de pouvoirs magiques et était de l’ordre religieux. Ceci établit une convergence avec le SÂKA Côkwe qui traite de forme médicinale ou qui agite les paresseux. En outre, l’on sait que la thérapeutie dans le monde Bantou exige de «pouvoirs magiques» ou surnaturels en la personne du Prêtre.
Quant à LENDE, Rueji était lent, sans activité, sans travail (chômmeur). Ceci voudrait dire cependant qu'elle était encore couverte des nuages quoique proclamée. Raison pour laquelle, la soumission (lendelela) était obrigatoire pour la reconnaissance de sa légitimité (après la réunion des Tubûngu). Selon la logique de la codification anthropo-linguistique, l’on voit clairement dans le contenu Kôngo que ce LENDE correspondrait à VÛNDA dont les racines : 1) vunda : être en répos, se réposer, prendre un temps pour se réposer : 2) vûnda : être écarté, prendre son temps sans rien faire. Comme nom de personne, écrit Laman dans son fameux dictionnaire Kikôngo-Français, «est également dit d'une personne sérieusement malade». Cependant, SAKALWILA Côkwe complète la trame semantique de la literature anthopologique Kôngo.
Rueji signifie «celui qui est difficillement abordable, celui que l’on ne peut pas toucher, celui qui ne veut pas» en Côkwe. En Kikôngo, Luezi – ainsi le prouve le langage courrant, est «une personne qui ne veut pas travailler», sinonyme de Lukenyi «qui se veut intouchable, celui que personne ne peut toucher».
I.3. Kôngo-Nyaneka
I.3.1. Pays des origines.
Les Nyaneka pensent qu'ils sont autochtones des localités qu’ils occupent encore. Ils évoquent néanmoins leur pays des origines comme étant un désert humide, caractérisé par des fontaines ou puits d’eau. Et donnent de noms spécifiques à ce pays que nous allons analyser ensemble :
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EIKO ou IKO ou soit EKALA, signifie «origine maternelle» ; famille de la mère..., mais également FOGUEIRA, «fourneau». Et comme nous pouvons l’apprecier, le même mot qui signifie l'ORIGINE, s’affilie également au FEU, à la CHALEUR, à la FAMILLE ; OMANTHIA veut dire MAISON, MAISON FAMILIAL où le feu allumé pendant la nuit rassemble tout le monde ; également il signifie «les pièrres qui soutiennent la casserole quand elle est sur le feu» ; maison ou endroit où le feu reunificateur est allumé s’appelle omaNTHIYA et le feu est EIKO, ou IKO ou EKALA. Et curieusement, «tîya» signifie chaud en Kikôngo. (dans ce cas le même terme associe trois pièrres-appuis-des-casseroles avec la famille et l’origine maternelle) ;
EHOKO (IKO), EKANGELA (Ngângela) et ETUNDA sont différents mots pour designer le désert, village inhabité, terre abandonnée ; le terme désigne aussi une montagne (ekolo). Signalons que la montagne signifie aussi la termetière ou chacune des (trois) pièrres qui soutiennent la casserole au feu. Dans ce sens le terme employé courramment est OMPHUNDA : avec ce terme précis, plusieurs légendes en référent comme «l’origine». L’on croit que la vie aurait commencé entre «trois montagnes», comme la nourriture passe d'abord entre les trois «pèrres-appuis». Et cette unité est sacrée entre-eux, tel d’ailleurs les rappellent plus d’un proverbe : «enanthiya like kalinthiki mbiya». Ça veut dire, une seule roche (montagne) ne peut pas soutenir la casserole (les Kôngo chantent : «makukwa matatu malamb'e Kôngo». Le pays Kôngo a été établi par les trois «roches-appuis» de la casserole). Dans cette énonciation, le terme enanthiya signifie entre autres sens la famille et «montagne-pièrre-supporte-de-la-casserole».
OKAAYA : argile blanc, terre (poussière) sacrée de rituel pour l'onction ; la légende indique que l'argile blanc est symbole des Aieux. «Où en trouver», pose une devinette. «Après le feu s’eteindre», réponds la sagesse ancestrale. Ou une autre réponse : la terre blanche s’en est allée avec avec le vent, (Okaaya kaya n’ofela) quand la question change de nuance : «là où habitent les Aieux plus personne revient vers nous. Pourquoi ?»
OUTUNDILO: signifie le levé du soleil (dans la langue courante le soleil est ekumbi ou etango). Autre sens est celui de DESERT ou un «village abandonné et inhabité». Le mot a la même racine avec MONTE (OMPHUNDA). En résumé, la conception Nyaneka stipule que la famille est origine de toute la société. Cependant les mots utilisés sont EIKO, IKO, EKALA. C'est le «Kôla» du Kôngo ou l'Iko(la) des Côkwe. Dans ce dernier groupe, otji-lundu (également Umbundu) veut dire «un village abandonné il ya longtemps». Plus haut nous avons cité ETUNDA (outundilo : ressort du soleil) qui est Cokwe mais s’affilie au sens Nyaneka-Nkumbe.
Base de l'élévation de terre s’appelle EKOLO (kola ?); mais la phrase "c’est pour sa cause" se traduit : «okoMBANDA yae», disent les Nyaneka. Autrement, la cause «OMBANDA» est synonyme analogique de base Ekolo. (En outre le verbe k'ombanda s’utilise pour ÉTABLIR). À vrai dire, OMBANDA s’affine à MAYANDA du Kôngo. (bilabial ma + paletal ya dão fréquemment le bilabial nasalisé MBA). Bien que «mbânda» ait signifié «homme vient du ciel tel est la croyance du Nyaneka», le structuralisme aurait prouvé la possibilité – dans certains cas specifiques – d’un système de realtion fonctionnel entre deux termes oposés ayant une même racine et deux termes différents dont les sens secondaires deviennent synonymes.
En bref, l'amalgame d'Iko (Côkwe), de Mbângala ou de Kôla (Kôngo), Ekangela (Nyaneka-Nkumbe) résume l’aspect du DÉSERT dans ses divers ângles : la trâme sémantique en Nyaneka-Nkumbi sur la maison primitive (IKO) où est allumée le feu, ou «région aride» ; ainsi que Mbângala chez les Kôngo, nous font comprendre ce qui serait l’origine commune de ces groupes ethno-linguistiques : ils viendraient tous d’un pays dont le climat est caractérisé pour l'absence des pluies : desert. Cokwe et Lunda également.
Où se localise ce pays d'origines?
Les Nyaneka-Nkumbe se situent dans cette region MBÂNGALA, ainsi appelée par certains ethnographes (Delachaux Th 1936 : 8-9). C'est un désert, un peu humide. Vers le Sud nous avons la suite du Kalahari et Nyaneka-Nkumbe à travers leur langue, pensent que ce serait probablement dans les environs que se tient leur origine principale : ONDYIVA.
La tradition est claire à ce propos : cette région est caractérisée par les sources ou les afluents des fleuves. Il est vrai qu'«ondyivi-NDYIVI» puisse signifier «source», «fontaine d'eau», ou soit encore la terre restreinte, où des les sources surgissent facillement, ou généralement région des puits. Dans cette région du sud de l'Angola, aussi bien vers les frontières avec la Namíbia, le Bostwana et la Zambie nous trouvons beaucoup de puits d’eau, ou sources de fleuves. Aussi, c’est un désert humide. Les noms de certains puits et sources de fleuves que nous pouvons y trouver sont : Kushi, Kwebe, Kwîtu, Kwându, Kwânza, Huvala, Quembo, colline, Utembo, Luengue, Lyane, Mussuma, Lwanguinga, Keve, Kwîlu, Okavângu, Yambesi, Cunene, etc...
Virgílio Coelho, en étudiant les éléments de la langue concernant les origines de Kimbùndu, affirme selon les répertoires oraux qu'au moins un mot a servi à unifier le peuple en général pour la première fois. Ce nom se traduit par AMITIÉ, PARENT, ADHÉRENT. Telle est l'opinion général chez les Lunda (Côkwe) selon les écrits de Vansina. Nous allons essayer de voir la correspondance Nyaneka et Kôngo.
L'amitié se dit «Oupangi» en Nyaneka. Dérive cependant du pangiya : fabriquer, créer ; construire, former quelque chose, famille (maison). Le parent se dit OMBUNGA en Nyaneka ou wotyikumba. «Ombunga» vient du hûnga, tunga, lunga, qui signifie fabriquer, créer, former, former.
Il est curieux de voir «le fait de conquérir» se traduire également pour «sokola» ou «punda». Cependant, «sokola», «kolesa», «kolisa» ou simplement «kola» signifie créer, fabriquer, faire, former, construire... le sinónimo du «pangiya» et de «ombûnga».
"Tumbunga" : nous sommes des parents disent le Nyaneka.
Le cas n'est pas différent chez les Kôngo. Mpângi veut dire ami, frère et dérive du verbe vânga : créer, fabriquer, former, etc. Kôngo comme nom de pays veut dire: uni, joint. Du «kônga» ou kôngesa: joindre, unir, mettre ensemble, mélanger, entourer, incliner. Kolesa Synonyme de (kola): entourer, incliner, former un cercle, construire, faire un barrage ou cercle. «Kôngola» en Nyaneka, est synonyme de toteka : joindre, unir beaucoup de gens.
Les mots paraissent dire davantage: panga(na) en Nyaneka se traduit pour être «longtemps», un «temps considérable», l’équivalent de "Kuna Mbângala" des Kôngo. En même temps s’affine à oumpangi, amitié. Cette inter-dépendence fait croire que les termes cités contiennent encore débris d’informations sur les origines de Côkwe, Nyaneka et Kôngo.
Cette brève esquisse linguistique fait comprendre que l'AMITIÉ était dans la base des nouvelles sociétés qui auraient grandis après les conquêtes. Voilà pourquoi l’amité, le parent ont les mêmes racines avec FABRIQUER (la société), JOINDRE (les gens), MÉLANGER (gens différents) et IL Y A LONGTEMPS.
Passons au mot CRÉATION qui se traduit par EPOMBO, EHOMBO en Nyaneka. Le même mot ou encore mieux ONDOMBO désigne en général "les jours de chaleurs avant la pluie". NDYIVI-NDYIVI (Ondyiva) en Nyaneka veut dire «puits d'eau, ou source»: ONYOMBO ou plus précisément
hombola signifie SE MARIER (ou le propre mariage). Est-il que ce mot contient un «double sens», le
plus approprié pour expliquer les premières fondations des pays
[6]. La famille est le noyau de la société. Et dans la conception de Nyaneka, Kimbûndu, Ovimbûndu, Côkwe, Kôngo cette famille commence par le fait de SE MARIER. Autrement «joindre deux gens différents»; «mélanger deux familles». Voici la raison pour la lequelle le mariage n’est pas une affaire de deux personnes seullement, mais bien de toute la société. Et pourtant SE MARIER se dit HOMBOLA, même racine avec le mot qui veut dire "puit d’eau" et "jours de grande CHALEURS avant la pluie". Il caractérise aussi l'activité des origines: chasser = yômbela dans Nyaneka. Et étonnamment, Kôngo est synonyme de yômbela en même langue.
I.4. Kôngo-Umbùndu
Selon les Historiens, Linguistes, Anthropologues,… Kôngo occupent la région entre l’Océan Atlantique et la rivière Kwângu de Kwânza au Sud et aux limites du Plateau central au Nord. Umbùndu sont, dans la compréhension des mêmes spécialistes, un groupe d’ethnies, du Sud d'Angola, néanmoins ont des liens étroits avec d’autres groupes tels que Côkwe Lûnda, Ngângela, etc., etc.
[7] Ceux-ci constituent aussi des petit groupes dans l’amalgame Umbundu.
I.4.1 Les mots ont aussi leur Histoire
«Quand je nomme chaise, je suis entrain de faire référence à toutes les chaises : à celles qui existent chez moi, mais aussi aux chaises du restaurant ou de l'Église, à celles du maintenant ou à celle d’autrefois, celles richement travaillé ou à la plus simple et modeste» (Alves F., Arêdes J., Carvalho J, 1997 : 11 )
[8]. Les mots sont arbitraires et conventionnels, et pour cette simple raison, ils sont des documents historiques par excellence.
BANAL : d'après le Droit féodal, les habitants d'une même Propriétaire ont été obligés à utiliser le fourneau, le lavabo,… du Maître, selon une licence. Ces objects ont été appelés alors "four banal", "lavabo banal", etc. parce qu'ils ont été désignés selon une BAN, proclamation officielle ou politique. Comme tout le monde y allait, nacquit dès lors l’adjectif «banal». Ce terme a été repris au siècle XVIII dans les sens de COMMUN, USAGÉ POUR TOUS, SANS ORIGINALITÉ.
Etant donné que les mots sont arbitraires et conventionnels, ils ne seraient jamais peints d’intensions personnels. Ce qui voudrait dire que les mots sont bel et bien documents historiques, une fois diagnostiqués systématiquement.
Nous allons nous limiter sur les titres Mbùndu. Selon Joseph Miller, ces titres s’incorporent aussi chez les Umbùndu, aussi bien chez les Kimbùndu. Nous essaierons de mettre en parallèle, les sens Kôngo afin de permettre au lecteur un jugement libre: ressemblance? Filiations? … Les données viennent du livre «O poder político Mbundu» écrit par Joseph Miller.
KOTA: Titre Mbùndu. Désigne les hommes (assez) âgés d'une lignée, à qui sont confiées les places titulaires de lignées; ils sont les dignitaires au service de la Court du roi. Ils sont pris constamment comme électeurs des vraies autorités.
En Umbundu, les racines sont:
- kòta: gagner, acquérir; rester,
- kòta: terminer, finir, donner fin à,
- kòta: exorciser, expulser l'esprit ou le démon d'une maladie.
En kikôngo, Kõta vient de:
- Kôta: engager, mettre obstacle à une bataille, mettre l'obstacle,
- Kôta: coûter, évaluer ensemble,
- Kôta: exhorter, remarquer, persuader,
- Khôta au Mayômbe veut dire la RESPONSABILITÉ.
Les données susmentionnées indiquent que, les "Makhôta" appartiennent à la lignée de Nsâku Ne Vûnda, lignée des Prêtres que consacrent les Autorités après l'élection. En 1791-1795, Raimundo Dicomano notait que «chaque Court de Bânza (capital) et de Libâta (village) possède un MACOTA (conseiller assez âgé), ou autrement appelé MANI PÊMBA aîné. Quand il ya de difficultés parmi le peuple, il est la personne convenable qui examine la cause, pour ensuite mettre les deux parties antagonistes en commun accord» (Jadin L 1953:330).
Cependant, les sens Umbùndu et Kikôngo se complètent mutuellement. Exorciser, par exemple, qui est Umbundu, confirme la fonction de Makôta (Kôngo) : ils étaient appelés MANI PÊMBA ainsi le dit un témoignage occulaire (Père Raimundo Dicomano). Appartenant à la famille de Nsâku Ne Vunda, exorciser était l’un des attributs de leurs fonctions (Cuvelier J 1972: 79-80).
KILÂMBA:Le titre des rois Pende (comme sous-groupe Ovimbundu) qui ont gouverné avant l'arrivée d'IMBÂNGALA.
Le radical «lâmba» est d'après Alves le nom donné à une personne gentille, désiré, gentil, agréable. En kikôngo, «lâmba» se traduit por DURER LONGTEMPS. Le même verbe signifie «penser, reflechir profondément, méditer». Hàmba dont kàmba et variante, veut dire la même chose dans Kimbùndu.
Il n'est pas stupéfait que Kilâmba puisse signifier "une personne gentille" parce qu’à l'époque de fondation de royaumes bantu, l'AMITIÉ était l’une des principales inquiétudes. Nous avons déjà essayé de montrer dans nos analyses précédentes que l'amitié serait la base pour la création de «sociétés structurées».
Le sens de DURER LONGTEMPS est propre quant à la notion de l'
autorité dans le monde bantu (Obenga Th 1985:109):le pouvoir se base sur le sang d'une famille dérivé du ancestral principal. Avant la découverte de Diego Cão, chez les Kôngo, seuls les Nzînga pourraient gouverner. Nzîng'a Nkûwu par exemple, est une preuve. Le mot Nzînga vient du
zînga: vivre longtemps, durer longtemps, persister depuis longtemps, etc. Et ils étaient pris pour élites des migrations. Dénise Paulme, dans une citation antérieure le fait mention, quand elle affirme que : «les migrations étaient sous la conduite des membres des familles royales
[9]»
Prenons le sens de «méditer», «réfléchir». Em kikôngo, MFÛMU signifie autorité, chef. Dérive cépendant de fûmuna : s’assoir avec la main sur la joue, ou en soutenant le menton, mediter, refléchir, faire examen de conscience, penser.
Le titre KILÂMBA, est un héritage Mbùndu qui leur vient des Pende, "avant les IMBANGALA". Les Pentes disent que leurs ancestraux étaient de nobles citoyens d'IMBÂNGALA (MPÂSI) ou KÔNGO-DYA-MBÂNGALA (LAMAL Fr., 1965 : 15-17, 19-5, etc.)
[10]. Nous connaissons déjà leur citoyenneté: Imbângala. Mbângala est d’après la Tradition, une
province où tout Kôngo évoque sa
origine prémière de ses Aieux. Ce qui voudrait dire que les Pende sont des Kôngo d’une province, et non pas un peuple à part. Seraient-ils les Marseillais un peuple différent des Français ? Fr. Lamal le fait comprendre dans son travail sur les populations de Kwângu-Kasayi (LAMAL Fr, idem) que Pende seraient des citoyens de Kôngo-Imbângala-Mpasi.
LUKANO: en Lùnda signifie bracelet; symbole du pouvoir, écrit Joseph Miller. Au siècle XVIII, les Européens qui sont entrain de traduire les
termes africans en leurs langues et composer des lexicographies, notent que le bracelet se traduit «ma-lùnga» (Anonyme s/d: 99)
[11].Adriano Barbosa écrit:
ma-
lùnga,
lùnga alors que pour Albinos Alves,
lunga est pris pour tout bracelet comme bijou. Ces auteurs changent d’avis quand ils parlent du
bracelet comme insigne du poivoir qu’ils appellent LUKANO. Au fait, il s’agit du bracelet que la version Cokwe fait mention à propos de la succession de Ruej à son père. Cette version est aussi bien Umbùndu que Cokwe ou Nyaneka. D’ailleurs, dans ces trois langues le sens est le même: «un problème douteux, un processus, une résolution (à une infraction, prémisse, décision (d'un défunt)… »
[12]. En kikôngo,
nkânu signifie
chose, problème, problème douteux, jugement, procès, quelque chose que crée des perseguitions, crime (Laman K E 1949: 771).
Malgrè que les mots sont muéts, comme document historique, ils nous forcent à accepter le point de vue qu’ils fournissent. Et la Logique comme «science de mots» – peut aussi signifier «science de la pensée» – il met en parallèle l'action mental et l'object mémorisé. Or, cela persite au fil du temps. Le fait que Kikôngo et Umbundu se convergent dans leur «tissu semantique», cela nous permet de déduire que les deux auraient cohabités dans les temps immémoriaux.
[1] «La langue est l’âme d’un peuple», chante-t-on depuis Platon. À travers la langue, l’on peut faire la lecture mental de celui qui la parle. D’autant plus que l’Histoire d’un peuple est inhérante à sa langue. [2]Ver a
Bíblia versão Kikôngo publicada pelos missionários Ingleses: Evangelho Segundo Mateus:4:1
[3] Nous conseillons la lecture de Edwar Sapir dans les volume I e II de Benveniste,
Vocabulaire des institutions indo-européennes, Editions de Minuit, Paris.
[4] «Village abandonné il y a longtemps»
[5] Un goupe ethno-linguistique du Sud d’Angola, voisin et frère de Umbûndu.
[6] Et pourtant, en Nyaneka-Kumbi le mariage, les jours de chalaeurs e la création se dizent
onyombo, ondombo ou opombo qui sont phonologiquement des variantes, ayant la même sémantique.
[7] Les auteurs de référence sont: REDINHA J.,
Distribuição étnica de Angola, Fundo de Turismo e Publicidade, Luânda, 1975, voir Umbûndu (Ovimbûndu), Kimbûndu; ALTUNA R.R.A.,
Cultura tradicional Bantu, Cooperação Portuguesa em Angola, Luanda, 1993, voir Umbûndu et Kimbundu; SANTOS E.,
Sobre a religião quiocos, Junta de Investigação do Ultramar, Lisboa, 1962, voir la situation géographique de Côkwe; DINIS J. O. F.,
Etnografia dos povos de Angola, Luanda, 1918, voir les bantu du Sud et non-bantu; FELNER A. A.,
Angola. Apontamentos sobre a ocupação e inicio do estabelecimento dos Portugueses no Congo, Angola e Benguela extraídos dos documentos históricos, Imprensa da Universidade, Coimbra, 593pp; VINTE-E-CINCO G.,
Os Kibalas. Sua origem e tradição, Núcleo-Centro de Publicações Cristãs, Queluz, 1992; LIMA M.,
Os Kiaka de Angola, Ed. Tavotra redonda, Lisboa, 1989, 255pp; etc.
[8] Nous conseillons la lecture du livre de P. Fouliquier,
Traité elementaire de Philosophie. Segundo volume, Lógica. Ou encore J. Piaget,
Lógica e Conhecimento Cientifico, Livraria Civilização Editora, isboa, p.p.16-18.
[9] Voir aussi Raphael Batsîkama, qui est l’un des auteurs qui ont écrit sur la structure de la société Kôngo ainsi que les fonctions de chaque famille ou classe Kôngo. Cfr.
Voici les Jagas ou l’Histoire d’un peuple parricide bien malgrè lui ,ONDR, Kinshasa, 1971. Les besi Kinzinga furent les seuls à avoir le droit de diriger les migrations. Jean Cuvelier transcrit: «Mazînga tona…» : Mazînga é hiena explorador ou marchador que reune todos os imigrantes», in
Nkutma mvîla za makanda um nsi’a Kôngo, Tumba, 1972, 4ª édition, voir le patronyme Mazînga.
[10] Au siècle XIX H.A. Carvalho explorait les terres de Alùnda et dans ses recueilles, il parlaient sans le savoir de Ovimbùndu comme sous-groupe de Alunda: voir
Etnografia e História tradicional dos povos Lunda, Lisboa, 1890,pp.58-78; Duysters ne parle pas seulement de Alunda mais aussi de Imbângala comme un des sous-groupes Lunda. Voir “Histoire des Alunda” in
Problemes d’Afrique Central #40, pp.81-86.
[11] Anonimo,
Pequeno arte contendo algumas regras necessárias para o estudo, pp.99
[12] Voir les termes chez Barbosa, Alves, etc.